Le coqueret

Plante vivace, commune dans les champs calcaires et les vignobles ; le calice de la fleur se gonfle à maturité et ressemble à un petit lampion rouge,d’où le nom de physalis (du grec phusaô, je gonfle).

Physalis alkekengi L. Fam.SOLANACÉES

amour en cage, alkékenge gewöhnlichen Judenkirsche cape gooseberry

Parties utilisées :

Les baies sans les calices, les tiges et les feuilles (septembre-octobre).

Propriétés et utilisations :

Les baies du coqueret ou alkékenge sont riches en caroténoïdes (provitamine A) et en vitamine C. Ils contiennent aussi des stéroïdes végétaux (physalines, physanols), des sucres polysaccharides, de l’acide citrique et de l’acide malique Ces constituants lui confèrent des propriétés dépuratives et diurétiques : les baies ont un effet drainant contre la lithiase (calculs urinaires), les infections urinaires, la goutte et les œdèmes en général. Son action anti-inflammatoire et antalgique permet d’atténuer les douleurs liées aux hémorroïdes. On peut consommer les baies fraîches, bien mûres, en quantité limitée (pas plus de 30 par jour - les baies vertes sont toxiques car riches en alcaloïde [solanine] et irritantes pour l’intestin) ou alors sèches pour confectionner des infusions (20 à 30 baies mûres /litre d’eau- 2 à 3 tasses/jour), des décoctions (40 à 50 baies mûres bouillies dans 1 L. d’eau pdt. 5 min. puis infusées pdt. 10 min. – 3 à 4 tasses/jour) ou réduites en poudre. Toute la plante, sauf les racines, peut être utilisée pour confectionner un vin diurétique.
Une décoction de baies broyées ou de plante entière (tige, feuilles hormis les racines), utilisée en compresses ou cataplasmes, a une action calmante et adoucissante sur la muqueuse anale.

Un peu d’histoire…

Son nom de genre, Physalis, dérive du grec phusaô, gonflé comme une vessie, à cause de son calice, d’abord petit et vert, qui se gonfle peu à peu comme un lampion de papier et qui se colore ensuite en rouge vif, comme la crête du coq d’où son surnom de coqueret ! En hiver ce calice ne conserve que la fine dentelle des nervures et laisse alors apercevoir la baie orangée, ce qui lui vaut aussi le surnom d’ « amour en cage ».
Le nom d’espèce, alkekengi, apparaît en français au XIVe siècle et dérive de l’ancien français alcacange, lui-même dérivant de l’arabe « Al kakang » signifiant lanterne chinoise.
Dioscoride et Galien utilisaient le coqueret pour soigner la goutte, les calculs urinaires er biliaires ainsi que les œdèmes. Hildegarde von Bingen le conseillait contre les troubles oculaires et les maux d’oreille.


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