La consoude

Plante herbacée commune dans les zones humides, aux tiges velues et anguleuses, à larges feuilles et aux fleurs violettes ou blanches. Son rhizome contient un mucilage visqueux aux propriétés émollientes.

Symphytum officinalis L. Fam.BORAGINACÉES

grande consoude, langue-de-vache Boretsch common borage

Parties utilisées :

Parties aériennes récoltées en été, racine en automne, période où sa teneur en allantoïne est la plus élevée.

Propriétés et utilisations :

La racine de consoude contient un mucilage ainsi qu’une substance cicatrisante utilisée en dermatologie : l’allantoïne, qui accélère la formation de nouvelles cellules ; c’est un composé chimique azoté formé à partir de l’acide urique chez certains végétaux et animaux, utilisé en dermatologie et cosmétologie pour ses propriétés réparatrices des tissus. Par sa richesse en tanin et en minéraux (calcium, potassium, phosphore et silice) la consoude est utilisée pour traiter les contusions, les entorses et les fractures.
Anti-inflammatoire, elle atténue les élongations, les douleurs musculaires et articulaires (arthrose, arthrite, goutte). La consoude s’utilise en compresses et cataplasmes, en faisant infuser des feuilles fraîches dans de l’eau bouillante, et d’envelopper le tout dans de la gaze ou en mélangeant pour moitiés, farine de feuille de consoude et amidon, pour obtenir une pâte épaisse.
Émolliente et adoucissante, toujours par voie externe, elle est utilisée contre les furoncles, l’acné, le psoriasis et toute déshydratation de la peau, en appliquant une décoction de racine de consoude (100g de racines épluchées pour 250 ml d’eau) ou en appliquant une infusion de feuilles ou directement les feuilles fraîches, sur la zone malade pendant 15 min.

Il faut se limiter à l’usage externe de la consoude car elle contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques (surtout dans la racine, moins dans les feuilles) extrêmement toxiques pour le foie.
(Source : Doctissimo)

Un peu d’histoire…

La consoude officinale est utilisée en herboristerie traditionnelle depuis plus de 2000 ans ; beaucoup de ses noms communs, comme Herbe- aux- charpentiers, rappellent sa longue utilisation médicinale. Le nom de genre, Symphytum, qui lui a été attribué par le naturaliste suédois, Linné, vient du grec ancien sympho, qui signifie joindre, et de phyton, plante, une allusion à la propriété qu’a la consoude, de consolider les fractures. Le nom de Consoude, apparaît au XIIIe siècle et vient, lui, du latin consolidare, qui consolide. Ce n’est qu’au XXe siècle, que deux médecins anglais, A. W. Thitherley et N.G.S. Coppin, mirent en évidence la présence d’allantoïne, dans le rhizome de consoude.
Dans l’Antiquité, Dioscoride ou Pline l’Ancien, outre son utilisation dans le traitement des fractures, la préconisaient aussi contre les troubles intestinaux, la bronchite ou la pleurésie. Au XVIe siècle, Jean Fernel, médecin d’Henri II, l’utilisait en sirop, pour traiter la toux, les hémorragies et la diarrhée.

On connaît, aujourd’hui, la toxicité des alcaloïdes contenus dans la racine. C’est pourquoi il faut proscrire l’utilisation de cette dernière, par voie interne. Son utilisation en cataplasmes ne doit pas dépasser 6 semaines pour ne pas accumuler la substance hépatotoxique, dans l’organisme. L’alcaloïde étant également présent dans le nectar des fleurs, la toxicité peut aussi affecter le miel de consoude, via les abeilles… !


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