Le mélilot jaune

Plante bisannuelle, de la famille des FABACÉES, qui se distingue par ses grappes allongées de petites fleurs jaunes odorantes ; elle est commune le long des chemins, sur des sols calcaires et graveleux.

Melitotus officinalis L. Lam. Fam. FABACÉES

petit trèfle jaune, trèfle des mouches Honigklee sweet clover

Parties utilisées :

Les sommités fleuries séchées rapidement à l’air libre et à l’ombre

Propriétés et utilisations :

Le mélilot jaune figure parmi les plantes pectorales, pour ses propriétés anti-inflammatoires et antispasmodiques. Il apaise les muqueuses enflammées dans les cas de trachéite et de bronchite, calme les toux d’irritation. Mais il est surtout connu pour son action sur l’appareil circulatoire ; il tonifie la paroi veineuse et améliore la circulation du sang. Par son action antiœdémateuse, il stimule le drainage lymphatique, dans les cas de varices et d’hémorroïdes. Il permet aussi, en usage externe, de résorber les contusions, les hématomes et les entorses.
Il apaise les inflammations de l’œil (conjonctivite…), c’est un « casse-lunettes ». Il a aussi une action sédative. On utilise la plante en infusion aussi bien en usage interne qu’externe.
Le mélilot contient des flavonoïdes et de la coumarine. Les premiers agissent sur la paroi vasculaire et la coumarine a des propriétés anticoagulantes, c’est elle qui donne à la plante son odeur caractéristique.
C’est l’une de nos meilleures plantes mellifères.
Le mélilot est déconseillé aux personnes sous traitement anticoagulant ainsi qu’aux hémophiles

Un peu d’histoire…

Les grecs (Hippocrate, Théophraste) lui avaient donné le nom de mêlilôton, formé des mots mêli, miel et de lôtos , lotus, ce qui signifie plante mellifère semblable au lotier ou plante à odeur de miel. En effet, grâce à la coumarine, le mélilot frais dégage une odeur fine et pénétrante, qui devient beaucoup plus intense lorsqu’il est sec. Dans la Grèce antique, lors des festins, les participants se ceignaient le front d’une couronne de mélilot, dont l’odeur avait la réputation de dissiper l’ivresse !
Au Moyen Age, le mélilot est une plante oubliée. Ce n’est qu’au début du XXe siècle qu’on découvre son efficacité pour soigner les troubles circulatoires. Dans les années 1920, une maladie appelée « maladie du foin gâté » décime les troupeaux de bovins ; les animaux succombent à des hémorragies internes. Le coupable, le mélilot, est identifié ; quelques années plus tard, la chimie identifie une molécule, la coumarine.
Lorsque le mélilot sèche rapidement, la coumarine reste intègre et conserve ses propriétés médicinales mais lorsque la plante reste humide, elle fermente et la coumarine se transforme en un constituant à propriétés hautement anticoagulantes, le dicoumarol ; c’est ce dicoumarol qui entre dans la composition des raticides !!


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