Le grémil

Plante vivace de la famille des BORAGINACÉES qui affectionne les lisières de forêt et les terrains incultes, de préférence calcaires. Son surnom d’ « herbe aux perles » lui vient de ses fruits blancs, brillants, très durs, appelés nucules ; grémil ou « millet de grès », va dans le même sens.

Lithospernum officinale L. Fam. BORAGINACÉES

herbeaux perles, millet perlé, herbe aux yeux Steinsame, Sonnenhirse common gromwell, puccoon

Parties utilisées :

Fruits, feuilles, sommités fleuries, racine.

Propriétés et utilisations :

Toute la plante a des propriétés diurétiques mais ce sont les fleurs et les semences (nucules) qui sont les plus riches en substances actives : flavonoïdes, tanins, mucilages, alcaloïdes, sucre, sels minéraux ; la plante est aussi dépurative, capable de dissoudre les calculs urinaires et biliaires et de lutter contre l’inflammation des reins et de la vessie. On l’utilise en infusion de plante entière séchée.
Les Indiens utilisaient le grémil pour son action contraceptive : il contient en effet une substance qui inhibe une hormone hypophysaire responsable de la rupture du follicule et la libération de l’ovocyte, donc qui bloque l’ovulation chez la femme. Il est également efficace contre l’hyperthyroïdie (présence d’un antagoniste de la thyroxine)
On l’a utilisé, en usage externe, pour éliminer un corps étranger dans l’œil : une nucule sèche glissée sous la paupière, développe, avec l’humidité de l’œil, une couche mucilagineuse qui « capture » le corps étranger qui se trouve expulsé avec elle !!

Un peu d’histoire…

Le grémil est une plante qui obéit à la Médecine des Signatures : à la Renaissance, les semences, dures et pierreuses, étaient réputées pour dissoudre la gravelle, c’est à dire les calculs de la vessie, par analogie avec la forme de ces derniers ; cette propriété de « casser la pierre » ou dissoudre les calculs, lui était encore attribuée au siècle dernier.
Son action contraceptive était surtout employée par les femmes amérindiennes qui faisaient macérer la racine dans de l’eau froide ; selon la quantité de macération consommée, elles obtenaient selon-t-elles, une stérilité définitive. Cette macération permet d’extraire un pigment rouge qui servait à colorer le beurre ou encore à farder les joues et les lèvres des coquettes !


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