Le chardon marie

Plante bisannuelle robuste de la famille des ASTÉRACÉES originaire des régions méditerranéennes. Les feuilles vert- clair marbrées de blanc et l’involucre du capitule pourpre, sont hérissés d’épines jaunes redoutables. Il affectionne les sols secs et ensoleillés.

Silybium marianum L.Garrtn Fam. ASTERACÉES

artichaut sauvage, chardon de Notre Dame Mariendistel blessed milkthistle

Parties utilisées :


La racine, les feuilles, les capitules (en boutons), les graines.

Propriétés et utilisations :

Le chardon Marie a une action sur la dyspepsie (ensemble de troubles fonctionnels de la digestion) et sur les maladies hépatobiliaires : hépatite, cirrhose, calculs biliaires, jaunisse et dommages hépatotoxiques. La plante contient une substance, la silymarine qui est un puissant protecteur du foie, contre les atteintes de cet organe par des toxines naturelles (poisons, venins) et synthétiques (médicament, solvant) ; elle semble efficace dans le cas de l’intoxication par l’amanite phalloïde. La silymarine est surtout concentrée dans les graines  ; outre les extraits normalisés du commerce, on peut consommer les graines séchées ou préparer une décoction de graines.
Il a un effet bénéfique sur l’appareil cardiovasculaire et sur la dépression. C’est un hémostatique naturel contre les saignements de nez et les règles trop abondantes.
C’est aussi une plante alimentaire ; on peut consommer les jeunes feuilles (débarrassées des épines !!) à la manière des épinards, les jeunes pousses, les capitules en boutons, les graines torréfiées comme le café ; un extrait de sa racine est parfois utilisé comme ingrédient actif dans les boissons énergisantes.

Un peu d’histoire…

Le chardon Marie tire son nom d’une légende : au cours de sa fuite de Judée en Egypte pour échapper à la persécution d’Hérode, la Vierge Marie se serait abritée sous un bosquet de chardons, pour donner le sein à l’enfant Jésus. Quelques gouttes de son lait tombèrent sur les feuilles, à l’origine des nervures blanches caractéristiques de l’espèce.
Les Grecs de l’Antiquité connaissaient déjà les propriétés du chardon Marie pour traiter les troubles hépatiques et biliaires. Pline l’Ancien recommandait de consommer le jus de la plante, mélangé à du miel pour « éliminer les excès de bile ».
Au Moyen Age, le chardon Marie était réputé pour chasser la mélancolie également appelée « bile noire ou atrabile » qui était reliée à diverses maladies du foie.


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