La grande sanguisorbe

Plante vivace de la famille des ROSACÉES, fréquente dans les prairies humides, répandue dans toute l’Europe et l’Asie du nord ; ses feuilles pennées aux folioles dentées et ses fleurs en épis rouge sombre sont faciles à reconnaître.

Sanguisorba officinalis L. Fam. ROSACÉES

grande pimprenelle Blutkopf, Bolla great burnet

Parties utilisées :

La plante entière séchée, la racine (avant floraison, suc frais)

Propriétés et utilisations :

Grâce à sa richesse en tanin, la grande pimprenelle est une plante astringente remarquable. Elle est hémostatique : on l’utilise en infusion de plante sèche pour stopper toute hémorragie, atténuer les règles et contre les diarrhées sanglantes. En usage externe, une décoction de la plante entière permet d’arrêter le saignement des plaies et favorise leur cicatrisation. Le jus frais de la racine appliqué sur une brûlure en apaise le feu.
Elle contient aussi une essence aromatique carminative ; en associant la plante à l’anis vert, la menthe ou l’angélique, on obtient un excellent thé digestif. Les feuilles jeunes peuvent s’ajouter aux salades ; on lui préfère celles, moins coriaces, de la petite pimprenelle (Poterium sanguisorba L.) au délicieux goût de concombre.

Un peu d’histoire…

Le nom Sanguisorbe signifie en latin « qui absorbe le sang ». Dès les origines, dans l’Antiquité et en Chine ancienne, on pratiquait une « médecine par analogie » reprise par les alchimistes à la Renaissance (Paracelse, Porta…) ; Cette médecine aussi appelée « médecine des signatures » soutenait que les plantes montraient, de par la volonté divine, l’image, la « signature » de leurs pouvoirs, par leur couleur, leur forme, leur milieu de vie. La sanguisorbe, par la couleur de ses fleurs, évoque le sang… or il se trouve que cette analogie recouvre des pouvoirs bien réels ! Outre ses propriétés hémostatiques, les Anciens l’utilisaient aussi comme diurétique et galactagogue (favorise la lactation).
Au XVIe siècle, Bartoloméo Sacchi Platina (alias Platine de Crémone), bibliothécaire au Vatican, lui attribuait de donner « appétit et volupté » à ceux qui en mangeaient.


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