La pulmonaire

Petite plante herbacée de la famille des BORAGINACÉES. Elle fleurit au printemps dans les sous-bois et développe ensuite une rosette de feuilles vertes tachées de blanc. La plante est vivace grâce à un rhizome ; tige et feuilles portent des poils qui les rendent rudes au toucher.

Pulmonaria officinalis L. Fam. BORAGINACÉES

Herbe aux poumons, herbe cardiaque, coucou bleu Lungenkraut lungwort

Parties utilisées :

Sommités fleuries (printemps), feuilles (fin d’été).

Pulmonaire en fleurs
Feuille de pulmonaire

Propriétés et utilisations :

La pulmonaire contient des mucilages qui ont une action adoucissante et anti-inflammatoire sur la muqueuse bronchique. La présence de saponine contribue à fluidifier les sécrétions bronchiques et à faciliter l’expectoration. Les tanins, par leur action astringente, tendent à freiner la production de sécrétions. La pulmonaire est donc une plante indiquée pour traiter les toux grasses associées à la bronchite, souvent mêlée à d’autres pectorales comme le tussilage, la violette ou le bouillon blanc.
Son action astringente est efficace contre les saignements, les hémorroïdes, la diarrhée. Elle contient aussi de l’allantoïne qui lui confère, par voie externe, une action antiseptique et cicatrisante, en compresse sur les dartres, les engelures et les yeux fatigués.
Dans les campagnes, on l’appelle « herbe de tac » ou herbe cardiaque, car il suffit, dit-on, de poser un tampon de ses feuilles fraîches écrasées, sur la région du cœur, pour en apaiser le rythme !!

Un peu d’histoire…

La pulmonaire est une plante utilisée dans la « Médecine des Signatures » défendue par Paracelse (vers 1493-1541) : ses feuilles vertes tachées de blanc, font penser à la surface des poumons et doivent « nécessairement » être capables d’en soigner les maladies !!! Cette théorie est arbitraire mais il est troublant de constater que la plante est effectivement active sur les troubles pulmonaires.
Hildegarde de Bingen (1098-1179), abbesse bénédictine mystique, recommandait déjà « Si on a le poumon enflé, boire souvent de la pulmonaire cuite dans du vin, et le poumon retrouvera la santé »
Autrefois, on pensait à tort, qu’elle pouvait soigner la tuberculose. Cette réputation était surfaite et il a fallu attendre la seconde moitié du XXe siècle pour soigner cette maladie.


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