La reine des prés

Belle plante vivace, commune, pouvant atteindre 1m20, de la famille des ROSACÉES, qui affectionne les zones humides et le bord des eaux. Très mellifère, elle est appréciée par les abeilles.

Filipendula ulmaria L. Fam.ROSACÉES

reine des prés Geissbart, Krampfkrüt meadow-sweet

Parties utilisées :

sommités fleuries avant complet épanouissement, feuilles et racine (durée de conservation limitée 1 an)

Propriétés et utilisations :

La reine des prés contient des substances actives comme l’acide salicylique, des glucosides, de la gaulthérine… à l’origine de ses propriétés anti-inflammatoires et antidouleurs  ; elle est conseillée pour les douleurs articulaires, rhumatismes, arthrose, également en cas de crampes et de courbatures. Il faut récolter les sommités fleuries, au printemps, avant complet épanouissement ; en infusion de plante fraîche, ou mieux, fraîchement séchée. Il ne faut jamais faire bouillir la plante. La plante sèche ne se conserve pas longtemps, 1 an au maximum.
La reine des prés est aussi diurétique et sudorifique  ; son effet drainant est utile pour lutter contre le surpoids et la cellulite. En usage externe, elle peut aussi servir à confectionner des pommades ou des patchs comme antalgique ou comme cicatrisant pour les petites blessures (en appliquant directement une feuille sur la plaie).
A ne pas consommer en cas d’allergie à l’aspirine !

Un peu d’histoire…

La reine des prés était déjà connue au Moyen Age pour ses propriétés aromatiques et décoratives : on l’ajoute aux vins, hydromels, bières… pour les parfumer, elle entre dans la composition des bouquets de mariée car elle sent bon et porte bonheur. Plante mellifère, elle fut alors appelée « plante aux abeilles ».
Au XVIe et XVIIe siècle, on commence à découvrir des propriétés médicinales : Nicolas Culpeper l’utilise « bouillie dans le vin » pour soigner les spasmes.
Ce n’est qu’au début du XIXe siècle, qu’un brave curé de campagne, l’abbé Obriat, révéla ses bienfaits. A l’Hôtel Dieu, le Dr Teissier l’utilisa alors pour soigner les problèmes articulaires.
Un peu plus tard, les chimistes Nietzki et Hoffman mettaient en évidence dans la reine des prés, la présence d’acide salicylique, à partir duquel on a pu synthétiser l’acide acétylsalicylique, moins agressif pour la muqueuse intestinale, qui compose un des médicaments les plus courants au monde, l’aspirine. Cette dernière doit son nom à un autre nom de la reine des prés : spirée  ; ce nom est lui-même lié à la forme du fruit, en spirale !


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