La chicorée sauvage

Cichorium intybus L. Fam. ASTÉRACÉES

chicorée sauvage

Parties utilisées :

Les feuilles (juin à septembre, avant la floraison), la racine (automne)

Propriétés et utilisations :

La chicorée sauvage contient des tanins et des principes amers ; elle est tonique et apéritive, préconisée en cas de dyspepsie : troubles digestifs accompagnés de ballonnements, nausées, douleurs. Elle est apéritive et légèrement laxative, elle aide à calmer les indigestions.

Grâce à sa teneur en inuline, elle a un effet prébiotique et participe au confort intestinal en stimulants la flore intestinale ; elle protège contre les infections et les allergies.

La chicorée peut se boire en infusion : 1 à 2 cuillères à soupe de feuilles et de racines séchées à infuser dans une tasse d’eau durant 15 min. Consommer 2 à 3 tasses/jour. A boire avant le repas pour une action apéritive.

Les feuilles fraîches froissées s’utilisent en cataplasme contre les enflures et inflammations des paupières. En infusion, elles constituent une lotion adoucissante pour la peau.
La chicorée ne doit pas être absorbée à trop forte dose car elle devient alors toxique pour le foie. A éviter si l’on est allergique aux constituants de la famille des Astéracées, notamment à l’inuline.

Un peu d’histoire…

La chicorée est déjà mentionnée dans l’antiquité égyptienne, il y a quelque 4000ans, dans le fameux papyrus Ebers, comme plante digestive et apéritive.
A l’époque grecque, elle est considérée comme une panacée contre les maladies du foie et des intestins ; Dioscoride lui attribue des propriétés régénératrices dans son traité de Matière Médicale (Materia medica). Même réputation chez les romains (Pline l’Ancien) et chez les arabes qui l’appellent Hindabâ nom dérivé de l’intybine, nom de l’un des 2 principes actifs prédominants avec l’inuline. Les arabes l’utilisent surtout en ophtalmologie contre l’œdème des paupières.
Au Moyen Age, Charlemagne la fait figurer dans son capitulaire de villis et Hildegarde von Bingen en fait l’éloge.
A partir du XVIIe siècle, on commence à ajouter la chicorée torréfiée, moins chère, au café. Ce procédé apparaît d’abord aux Pays Bas, puis en Allemagne, en Belgique puis en France, via l’Alsace.
Depuis la chicorée a donné naissance aux nombreuses variétés potagères que nous consommons aujourd’hui sous les noms de scarole, frisée ou endive qui pour être moins amères sont aussi moins actives.


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