Le chardon béni

Plante annuelle laineuse aux feuilles épineuses, de la famille des ASTÉRACÉES, originaire de l’Inde et aujourd’hui adventice rare des cultures et friches des régions méditerranéennes. Beaux capitules de fleurs jaunes entourées d’épines rouges en étoile. Autrefois cultivé comme médicinale.

Cnicus benedictus L. Fam. ASTERACÉES

centaurée bénie, cnicaut béni, safran sauvage Benediktenkraut blessed thistle

Parties utilisées :

Sommités fleuries, feuilles, tiges écorcées (au début de la floraison)

Propriétés et utilisations :

Le chardon béni est un tonique amer, il éveille l’appétit et aide à la digestion en stimulant les sécrétions acides de l’estomac et de l’intestin ; il stimule la sécrétion de la bile (cholérétique) et facilite son évacuation (cholagogue). Le capitule contient entre autres un hétéroside amer, la cninine, qui possède des propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires. Il est aussi fébrifuge, diurétique et antirhumatismal ; il favorise la sudation. On lui reconnaît aussi une action expectorante.
On l’utilise en infusion de plante sèche contre le manque d’appétit et la digestion difficile ; il ne faut pas l’associer aux médicaments anti-acides car leurs actions sont antagonistes.
En usage externe, cataplasme ou onguent, il aide à la cicatrisation des blessures.
Il faut éviter d’en consommer en trop grande quantité (pas plus de 5g par tasse) car il peut irriter l’estomac et provoquer des vomissements.

Un peu d’histoire…

Cnicus vient du grec « knizein » signifiant harceler, en rapport sans doute avec les piquants des feuilles. Quant au nom d’espèce benedictus, il a fait l’objet de plusieurs spéculations ; pour les uns il fait allusion aux nombreuses vertus de la plante, pour les autres il viendrait des moines bénédictins qui, au Moyen Age, l’utilisaient pour soigner la peste bubonique.
Matthiolus, au XVIIe siècle, écrit à son sujet « qu’il n’existe guère de remède plus précieux pour le cancer et les autres lésions putrides » ; les ulcères de la peau étaient lavés à l’eau de chardon béni puis pansés avec l’herbe broyée.
Aujourd’hui, il entre dans la composition de la célèbre liqueur Bénédictine.


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