Le souci

Plante courante des jardins d’ornement bien connue pour ses propriétés adoucissantes et cicatrisantes.

Calendula officinalis L. Fam. ASTÉRACÉES

souci Ringelblume marigold

Le souci officinal ou souci des jardins est cultivé comme plante ornementale. Il s’échappe souvent des jardins et pousse à l’état subspontané, surtout dans les régions du pourtour méditerranéen. C’est une plante annuelle, parfois vivace à vie courte. Le nom vernaculaire de souci se réfère à ses capitules qui s’ouvrent et se ferment en suivant le soleil (du latin solsequia, qui suit le soleil)

Parties utilisées :

Les fleurs récoltées en été, juste après leur éclosion.

Propriétés et utilisations :

La fleur de souci contient de nombreux principes actifs : des substances anti-inflammatoires (le faradiol) qui favorisent la cicatrisation, des saponosides ayant un effet antiœdémateux, des substances anti oxydantes comme les flavonoïdes et les caroténoïdes, ces derniers reconnus pour être de puissants agents filtrants solaires, de l’acide salicylique pour son action antalgique, des mucilages pour leur action hydratante et une huile essentielle aux propriétés antibactériennes  !
En usage externe, on utilise ces propriétés pour soigner les petites blessures, coupures, gerçures, brûlures légères, coup de soleil, sous forme d’huile, de gel, pommades, teintures mères…
En usage interne, une infusion de fleurs de souci a une action drainante et purifiante sur le foie, soulage les inflammations gastriques, fait baisser la fièvre et renforce l’immunité. L’infusion, utilisée en gargarisme, apaise les maux de gorge.

Un peu d’histoire…

Le souci était déjà utilisé en cuisine, en médecine et en cosmétique par les civilisations indiennes, arabes, grecques et romaines de l’Antiquité. Le nom Calendula vient du latin calendae, les calendes ; dans le calendrier romain, les calendes désignaient le 1er jour de chaque mois d’où aussi le nom vernaculaire de « fleur de tous les mois » allusion à la facilité qu’à le souci de se ressemer plusieurs fois dans l’année
Il fait partie des plantes dont la culture était recommandée par Charlemagne dans le capitulaire de villis. La plante servait à faciliter les règles (emménagogue) , à provoquer la sudation et à soigner la jaunisse (couleur jaune – plante des signatures). Hildegarde la préconisait pour soigner la gale du cuir chevelu. Albert le Grand la conseillait comme cicatrisant, contre les troubles de l’intestin et les morsures de serpent.

Recette

Pommade au souci pour soigner les brûlures
Source : M. Treben ; La Santé à la Pharmacie du Bon Dieu
Ingrédients : 2 poignées finement hachées de fleurs de souci, 500g de saindoux.
Préparation : faire réchauffer le saindoux et, une fois chaud, ajouter le souci. Laisser revenir, mélanger et retirer du feu. Couvrir et laisser reposer une nuit. Au matin, réchauffer pour que le mélange se liquéfie. Filtrer à travers un linge propre et couler la préparation dans des pots. Conserver au frais.


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