La carline acaule

Beau chardon aux fleurs bleu pâle, qui doit son nom à Charlemagne, pour avoir sauvé son armée de la peste

Carlina acaulis L Fam. ASTERACEES

chardon argenté, baromètre Wetterdistel, Silberdistel smooth carlina, silver thistle

Plante vivace de la famille des ASTÉRACÉES qui pousse dans les prairies sèches, calcaires, à moyenne altitude. Sa tige est très courte, voire nulle, ses feuilles sont épineuses, ses capitules, d’un beau bleu pâle argenté, s’ouvrent et se ferment selon l’hygrométrie. C’est une plante assez rare et protégée.

Parties utilisées :

Racine récoltée en automne, séchée au four.

Propriétés et utilisations :

C’est la racine de la carline qui contient surtout les substances actives : huile essentielle, inuline, tanin, résine et une substance antibiotique, la carlinène. Ces substances lui confèrent des propriétés digestives, sudorifiques, antiseptiques, vermifuges, expectorantes … Sa plus grande notoriété concerne les maladies de peau (comme la bardane) : acné, eczéma, urticaire ; en usage externe, elle est très efficace contre le staphylocoque et la salmonelle, il est même rapporté qu’elle favorise la résorption des cicatrices (décoction de racine dans du vinaigre ou du vin blanc).
Elle traite également les spasmes digestifs et hépatiques, la rétention d’urine, le manque d’appétit et l’atonie digestive. De la poudre de racine broyée, mise à macérer dans du vin blanc serait un remède efficace contre la grippe.
La racine amère doit être séchée longtemps, au four, à basse température. Mais la carline devient une plante rare et bientôt protégée et on doit lui préférer d’autres plantes plus communes ayant les mêmes propriétés comme la bardane, la chicorée, le chardon Marie ou le pissenlit.

Un peu d’histoire…

La carline tire son nom de Charles… Charlemagne pour les uns, Charles Quint selon les autres. Quel qu’il soit, ce monarque, selon la légende, voyait ses armées décimées par la peste ; une flèche tirée par un ange, aurait traversé un plant de carline et indiqué au monarque le remède pour soigner ses soldats…. faire disparaître les bubons de la peste et de là son efficacité pour soigner toutes les maladies de peau !!
Elle passait pour communiquer une force invincible et la magie l’utilisait. Aujourd’hui les ânes la consomment sans l’arracher et les sangliers déterrent et mangent sa racine !
Sa raréfaction vient aussi d’une autre propriété : ses capitules blancs s’étalent en cas de sècheresse et se referment en cône lorsque le temps est humide, d’où son nom de baromètre. Ainsi les gens la clouent souvent sur leur porte, utilisant cette propriété ainsi que sa valeur décorative.
Autrefois, les paysans des Causses consommaient ses capitules comme les artichauts.


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