L’achillée millefeuille

Plante la plus précieuse de la pharmacopée européenne et chinoise, utilisée pour ses propriétés : antispasmodique, cicatrisante... "plante des femmes" par excellence.

Achillea millefolium L. Fam. ASTÉRACÉES

Herbe aux charpentiers, herbe à la coupure, sourcils de Vénus Gemeine Schafgarbe, Garbenkraut bloodwort, yarrow

Plante vivace de la famille des ASTÉRACÉES, très commune dans nos prairies, répandue dans tout l’hémisphère nord, aussi bien en plaine qu’en montagne. Ses feuilles très découpées lui valent son nom de millefeuille.

Parties utilisées :

Sommités fleuries, feuilles, graines (de juin à septembre).

Propriétés et utilisations :

En usage interne, cette plante amère a la rare propriété de soigner à la fois les sphères digestive et génitale ; c’est donc la « plante des femmes » par excellence ! Elle soulage les douleurs des règles et les troubles digestifs souvent associés (antispasmodique et décongestionnante). Elle est tonique et stimule l’appétit. On l’utilise en infusion ou en extrait liquide, teinture mère ou gélules du commerce.
En usage externe : elle est antiseptique et astringente. En bain de siège, elle soulage les douleurs menstruelles et hémorroïdales, en compresse (infusion ou huile essentielle diluée dans un peu d’huile) elle soulage les blessures et les inflammations de la peau (ne pas appliquer sur les plaies ouvertes). Elle soigne aussi la phlébite, les troubles de la ménopause. Dans les campagnes, on plaçait un sachet de graines d’achillée dans le tonneau pour conserver le vin (présence de tanin).

Un peu d’histoire…

Des recherches archéologiques ont montré, grâce à l’identification des pollens, que l’Homme de Neandertal employait déjà l’achillée dans sa pharmacopée.
Le grec Dioscoride (1er siècle) fut le premier à mentionner l’achillée comme une plante incomparable pour soigner les plaies et les ulcères.
Son nom lui vient d’Achille, héros de « l’Iliade » d’Homère, qui, ayant appris du centaure Chiron, les vertus thérapeutiques de la plante, s’en servit au cours d’une bataille, pour panser les soldats blessés et stopper les saignements des blessures ; elle faisait d’ailleurs partie de la pharmacopée des soldats jusqu’au XIXe siècle d’où son surnom «  d’herbe militaire ».
La plante était aussi connue des Celtes qui entouraient sa cueillette de rites religieux.
Au Moyen Age, elle était réputée pour ses vertus vulnéraires et cicatrisantes ; sainte Hildegarde conseillait de la consommer en poudre dans du vin.
Dans les pays germanophones il existe toujours la tradition de préparer la « Gründonnerstagsuppe », le jeudi précédant la fête de Pâques, sorte de soupe dépurative d’herbes printanières, dont l’achillée, où l’épuration du corps symbolise la résurrection du Christ.


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