La scrofulaire noueuse

Plante vivace robuste (40 à 80 cm) de la famille des SCROFULARIACÉES, à souche renflée et noueuse, à petites fleurs d’un brun olivâtre, à odeur désagréable ; elle affectionne les lieux humides et ombragés.

Scrophularia nodosa L. fam. SCROFULARIACÉES

Herbe aux écrouelles, herbe du siège Braunwurz woodland figwort

Parties utilisées :


Feuilles et racines, fraîches ou séchées.

Propriétés et utilisation :


La scrofulaire noueuse est une plante diurétique et dépurative, indiquée dans le traitement des douleurs articulaires et des maladies arthritiques ; elle contient une forte concentration d’ d’harpagoside (que l’on trouve aussi dans la « griffe du diable », Harpagophytum) associé à de l’aucubine et à des dérivés phénoliques. Son action dépurative et anti-inflammatoire agit spécifiquement sur les ganglions lymphatiques de la tête, du cou et des aisselles  ; elle facilite leur désengorgement lorsque le système lymphatique peine à éliminer les toxines, dans les maladies de peau : acné, eczéma, psoriasis, et aussi dans les cas de tuberculose des ganglions (forme humaine de la tuberculose porcine) ; on utilise de l’extrait fluide obtenu à partir de racine fraîche.
En usage externe, des compresses de feuilles fraîches, sont vulnéraires et cicatrisantes, dans les cas de blessures, ulcères, hémorroïdes (herbe du siège) et infections à champignon.
La scrofulaire est déconseillée aux femmes enceintes et aux personnes souffrant de troubles du rythme cardiaque ; prise en excès, elle peut entraîner des nausées et de la diarrhée.

Un peu d’histoire... :

La scrofulaire, encore appelée herbe aux écrouelles, fut utilisée dans la « Médecine des Signatures » car, par analogie, les nodosités de sa racine évoquent les ganglions lymphatiques gonflés du cou qui évoluaient en plaies purulentes ou écrouelles, qui apparaissent dans la scrofule, inflammation chronique des ganglions touchés par la tuberculose. Le mot « écrouelle » vient du latin scrofa (truie) qui exprime l’aspect dégoûtant des symptômes.
Les rois de France et d’Angleterre, représentants de Dieu, avaient le pouvoir de guérir les personnes atteintes de scrofule, par simple imposition des mains, assortie de quelques prières (« Le Roi te touche, Dieu te guérit… ») et d’un signe de croix !!! En latin la maladie est appelée morbus regius, c’est à dire le « mal royal ».


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